Benjamin Clementine

Benjamin Clementine présente son premier album « At Least For Now » depuis quelques jours. Entre Jazz, Soul et Gospel, l’album est d’une qualité exceptionnelle.

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Une volonté farouche d’indépendance

Parler de Benjamin Clémentine c’est d’abord parler d’un destin peu ordinaire et d’un courage à la limite de la déraison. Né en 1988 en Angleterre, il commence à découvrir la musique dès l’age de 6 ans lorsque un membre de sa famille lui offre un toy-piano pour son anniversaire. Une âme d’artiste se développe alors chez lui avec tous les comportements qui en découlent : l’envie de s’évader et vivre sa passion sans aucunes limites, comme il l’explique lui même dans sa biographie » “ J’étais très rebelle. Dans ma famille, j’étais le fauteur de troubles.”

A 22 ans il décide sur coup de tête de partir à Paris, sans énormément d’argent. Il vit dans la rue, et se produit, équipé d’une guitare et d’un piano jouet, sur la ligne 2 du métro. Il est alors repéré par un producteur et tout s’enchaîne. Il va d’abord signer un EP de 3 titres en juin 2013 sous le label Behind de Lionel Bensemoun et Matthieu Gazier. Le titre Cornerstone le révèle à la presse et au public. Il fait ensuite un passage très remarqué aux Transmusicales de Rennes.

Après son 2ème EP Glorious You sorti il y’a un an, il propose depuis quelques jours son 1er album « At Least For Now ». Magique.

L’élégante mélancolie

Benjamin Clementine nous avait conquis avec Cornestone et avec Glorious You, il en fait autant avec « At Least For Now ». Il nous laisse bouche bée grâce à des mélodies ,entre soul et musique classique, et une voix pure, brutale, sans artifices. Le tout en dévoilant avec pudeur et élégance son histoire et ses pensées. 

Il y’a un peu de Nina Simone, des mélodies du duo Aaron, de William Blake, de Anthony and the Johnsons ou encore des britanniques de London Grammar dans les musiques de Benjamin Clementine. Ce genre de sons un peu planants, poétiques entre Folk et Jazz, qui ne vous laissent pas insensibles.

Le premier titre est « Winston Churchill’s Boy ». Comme un remède à la crise, la chanson commence par une magnifique intro piano. Par la suite l’anglais pose sa voix grave et lente de façon harmonieuse. On s’imagine un soir, un peu déprimé, écouter le titre et se sentir déjà mieux après quelques minutes. Viens ensuite « Then I Heard A Bachelor’s », intense comme son prédécesseur, le titre nous rappelle ,sous quelques angles, les rythmes que Youssou N’Dour sait nous proposer. Le britannique impose sa voix avec autorité.

Puis arrive la pépite de l’EP, le génialissime London. Sur un tempo rapide piano voix, la piste est un vrai bonheur de simplicité. Du jazz soul comme on l’aime sans redondances et fausses manières. On vous laisse découvrir la suite, mais sachez que dans le reste de l’opus on notera les excellents « The People And I », « Nemessis » ou encore « Gone ».

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