Ephemerals

Le groupe Ephemerals présente ,depuis quelques jours,  un album intitulé Nothing Is Easy. De la pure soul comme on l’aime

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Le projet Ephemerals commence quand Nicolas Hilmas Mondegreen, producteur et membre de Hannah Willams and The Tastemakers, repère Wolfgang Valbrun le chanteur franco-américain du groupe de funk parisien Marvelous. Nicolas, souhaitant réaliser un nouvel album, recrute ,pour entourer Wolgang,  des musiciens issus de Kalakuta Milionaires, Keke Mokoro et Gene Dudley Group. La rencontre faites, tout ce petit monde se met au travail et en quelques jours d’enregistrements, un album Nothing is Easy voit le jour. On décrypte cet opus entièrement enregistré en bandes analogiques, c’est à noter.
 
.Le premier titre Things confirme de suite une chose : cet album est fait par des spécialistes. En effet, tous les ingrédients de la bonne soul d’hier et d’aujourd’hui sont  présents : primauté de la voix, cuivres, nappes de claviers, batterie et guitare. Le son est frais, élégant, joué et enregistré avec toute la rigueur que demande le registre. You made us Change arrive ensuite. Dans la même veine mélodique de Lee Fields ou encore Charles Bradley, le titre jazzy soulful met en évidence la voix de Wolfgang, qui n’est pas sans nous rappeler, elle, Aloe Blacc ou l’excellent Cody Chesnutt. On enchaine avec les plus dynamiques Call It What You Change et Easy ain’t nothing. A l’image de l’opus, ces pistes sont marquées par une rythmique restant en tête très rapidement  » tac tac BOOM tac tac BOOM « . L’ambiance est intimiste, le son brut, jamais ennuyeux pour les amoureux du genre.
 
 
Arrive le plus mélancolique  » Loving Guaranteed « . Cette jolie ballade gagne encore en puissance lorsque les choeurs viennent accompagnés Wolfgang. Après The Oligarch et Brixtons Girls, deux pistes instrumentales, c’est Six Days a Week qui prend le relais. Groovy à mort, le titre ,entre Soul Rock et Blues, est notre coup de coeur. La voix du franco-américain s’exprime pleinement et laisse entrevoir tout son talent. On aime aussi les puissants riffs guitares et les cuivres utilisés juste ce qu’il faut, sans rajout. Toutes proportions gardées, c’est du James Brown de la belle époque. I’m Your Man , 7ème piste de Nothing is easy, est également une très belle chanson. La mélodie jazzy funk nous remémore ,quelques instants, le regretté Bobby Womack. Sachant pousser la voix quand il le faut, le lead vocals assume les espoirs placés en lui. L’album se termine par Life is Good. A l’image de son nom, le titre est bon, savoureux, notamment quand les instrus rentrent dans la danse. 
 
 
Les compositions sont léchées, mais le son reste brut, porté par le grain de la voix. L’ambiance instrumentale feutrée, le timbre vibrant, parfois rauque de Wolf, font de cet album l’excellente surprise de cette rentrée, que nous vous invitons à découvrir sans plus attendre. Cependant la première partie de l’opus souffre ,parfois, d’une certaine redondance qui nous fait dire que cet album plaira ,avant tout, aux amateurs de Soul.
 
Le groupe, passé récemment en concert sur Paris, promet de revenir en France fin octobre. Mais vous pouvez d’ici là apprécier les performances scéniques de Wolf au sein des Marvellous.
 
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