Bernhoft

Bernhoft présente ,aujourd’hui même, son nouvel album  » Islander « . Soul groovy au programme !

Bernhoft-Islander

Artiste complet, le norvégien Bernhoft s a su faire connaître sa Soul à une très large audience depuis son album Solidarity Breaks en 2011, porté par le fameux « C’mon Talk ». Il présente depuis quelques jours son nouvel album  » Islander  » . Beaucoup plus  » live  » dans l’esprit, cet opus met en valeur la musique et la magnifique voix du scandinave, comme il l’explique dans une interview dans My Band Market :  « C’est un album beaucoup plus « naturel » je dirai, dans le sens où on a utilisé beaucoup plus d’équipements un peu plus « old school » et on a aussi beaucoup pensé au fait que, durant un concert, on joue la chanson du début à la fin sans se stopper et pouvoir emprunter d’autres voies… « 
 
Pour l’enregistrement, Bernhoft est parti dans l’ile de Wight, en Angleterre, lieu très connu notamment pour son festival du même nom. C’est aux Chale Abbey Studios  que Bernhoft a travaillé avec le producteur Paul Butler, un des membres du groupe de rock alternatif The Bees, dont les productions passées incluent notamment l’excellent album de Michael Kinawuka. Côté texte  » Islander  » marque également un changement, laissant place à des textes plus enjoués comme il l’explique dans cette même interview :  « Je pense que sur ce nouvel album j’étais assez conscient que j’avais envie d’écrire des choses plus optimistes, positives. Mais avec Islander j’ai cherché à décrire ce que représentait le fait d’être Norvégien dans le monde… Tu sais, la crise économique ne nous a pas touché nous, on est passé à travers ça..  Alors en écrivant ces paroles plus optimistes, c’était comme un moyen de construire des ponts qui permettent de se relier les uns aux autres et de découvrir un ailleurs… ».
 
Au final, cette nouvelle collaboration et ce changement de philosophie donnent un résultat tout à fait remarquable. Un album aux sonorités américaines qu’on pouvait entendre dans les années 60/70. On décrypte.
 
 

« Islander  » commence par le déjà culte  » Come Around with me « . Très rythmé, très léché, il y’a un peu de Prince dans ce titre symbolisant parfaitement le reste de l’album, comme il l’explique : «  J’ai eu l’idée de cette chanson pendant un trajet en voiture entre San Francisco et Los Angeles, alors que j’écoutais la radio à tue-tête. Ca m’a rappelé ce que la musique peut procurer à ceux qui l’écoutent, à quel point elle peut nous influencer. Elle caractérise vraiment bien ce que j’ai voulu faire transparaître dans  » Islander « . S’ensuit  » Wind You Up « . Dans un style différent, plus hip-hop, la piste montre tout le talent vocal et le sens du rythme du chanteur. On ne se lasse pas une seconde des  » claps  » qui font avancer la chanson. Puis arrive le très soul  » Freedom  » qui comme son nom l’indique parle de la volonté d’indépendance artistique du chanteur :   » La société peut chercher à t’astreindre en te disant « voilà quelle est ta place, et n’en sort pas ». Et en tant que Norvégien qui chante de la Soul – je ne vais pas non plus dire que ça a été très très rude – mais c’était tout de même vraiment pénible d’entendre « Quoi ? T’es un chanteur de Soul ? Mais tu ne peux pas chanter de la Soul ! Tu es blanc ! » et cette chanson permet de leur dire « Allez vous faire foutre ! « .

 
L’opus se prolonge avec l’élégant  » Don’t let me go ». Les guitares et le tempo lent procurent de très belles émotions, comme si le temps était suspendu durant 4 minutes. Dans la pure tradition des ballades soul, l’artiste nous embarque dans une ambiance très naturelle, laissant entrevoir ,avec beaucoup de pudeur, ses émotions. Après l’interlude   » Chale Skit  » arrive l’excellent  » Everything will be alright « . Dans la veine des titres que savaient faire Sly and the family Stone ou Fela Kuti la piste est construite, avec brio, autours des riffs guitares percutants. Il explique l’origine du titre :   » C’était un moment où j’écoutais du Fela Kuti et j’avais envie de faire une chanson où la caisse-claire claque sur le premier temps. Et tu sais la musique d’Afrique de l’Ouest et le Blues ont ce truc là, alors c’était naturel d’aller dans ce truc très Blues/Gospel de « Everything will be alright, this morning ! « . On poursuit avec le très coloré  » One way track « . Gospel dans l’âme, le titre très dansant mélangent beats discos et paroles engagées :  » Elle parle elle de ce à quoi la société cherche à t’enchaîner et aux moyens que tu cherches pour t’en sortir « .
 
 » No us, no them  » est certainement l’une des plus belles surprises de l’album. On y retrouve en featuring la talentueuse et respectée Jill Scott, une des idoles du chanteur : « J’avais écrit cette chanson il y a très longtemps en rêvant que Jill Scott chante dessus, et puis finalement je me suis rendu à Los Angeles pour aller en studio et le rêve est devenu réalité « . Leurs voix chaudes se marient à merveille et le groove basse-batterie, rappellent certains titres de Stevie Wonder. L’avant dernier titre de l’opus est l’énergique  » Esiwalk « . Plein de sûreté et de groove, le norvégien place sa voix sur une rythmique qui sonnent comme certains titres de Mickael Jackson. Le dernier titre de  » Islander  » est « I Believe In All The Things You Don’t « . Sur une rythmique slow, l’artiste nous entraîne dans 5 minutes de douceur tout à fait appréciable. 
 
Plus naturel et funky que son prédécesseur,  » Islander  » est une réussite . Les amoureux du funk, du gospel, de la soul et de guitare, cet album est fait pour vous.
 
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