SZA

SZA présente depuis quelques mois son tout premier album  » Z « . Un opus aux sonorités soul r’n’b urbaines.

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Après deux EP remarqués (“See.SZA.Run” et “S“) et des collaborations avec ScHoolboy Q et Isaiah Rashad, le tout premier opus de SZA est disponible depuis quelques semaines.

L’histoire de cette jeune rappeuse r’n’b a tout d’un scénario américain. Enfant, elle est bercée par les sons de Miles Davis, Louis Amstrong ou encore Ella Fitzgerald. Une musique magnifique mais très conservatrice en termes de textes. Cette volonté des parents SZA ne le supporte plus et c’est donc auprès de sa demi-sœur qu’elle va découvrir les rappeurs tendances des années 80/90 : Wu-Tang ou Lil Jon par exemple et leurs textes dénonciateurs aux mœurs pas toujours chrétiennes.

C’est en 2013 que tout bascule pour la chanteuse. SZA, à 24 ans et elle est vendeuse chez Séphora à New York. C’est son petit ami, dont la marque de vêtements sponsorisait un show du label Top Dawg Entertainment, qui fait écouter la maquette de SZA au boss de la production Anthony Tiffith. Conscient de tenir une pépite, il n’hésite pas une seconde à faire signer la jeune artiste. Une aubaine tant TPE est depuis sa création le label sur lequel il faut être… voyez-vous plutôt : Kendrick Lamar, ScHoolboy Q, Ab-Soul et Jay Rock (qui forment à eux quatre le collectif Black Hippy), ainsi qu’Isaiah Rashad. 

C’est « Ur » qui sert  de plat d’entrée à cet opus plein de promesses. Rythme soulful, synthé, guitare, piano l’ambiance est bonne, calme et la voix de SZA est planante. Même chose sur « Childs Play » où le beat de base assez lent avec ce bruit de  » Retour sur le magnétoscope  » s’incorpore idéalement à la voix douce et précise de la rappeuse. Le flow de Chance the Rapper qui s’apparente plus à du Slam colle à ce son assez indie jazz dans l’âme.

On enchaîne avec « Julia ». Premier single sortie, le titre fut un véritable succès en vente, en écoutes et en passages radio. Coloré façon Pop Soul des années 80/90, le titre mélodieux nous embarque dans 3 minutes de plaisir auditif. « Warm Winds  » en duo avec le Isaiah Rashad dégage , là encore,  une mélancolie élégante. Les beats nuancés, agrémentés de rifs guitares et d’arrangements qualitatifs, mettent toujours en évidence la voix suave de la new-yorkaise. Le talentueux Rashad plante sa voix simultanément à celle de SZA lors de la fin du morceau … une pure merveille.

 On ne rentre pas dans le détail de tous les morçeaux , on s’arrêtera juste sur le sublime titre  « Babylon » en featuring Kendrick Lamar. Des chœurs religieux et des synthés profonds : un son jamais entendu, magnifique et puissant, ce titre a valu un repeat bien mérité.

En résumé : un album à posséder.

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