Blitz the Ambassador

Blitz the Ambassador présente son troisième opus  » Afropolitan Dreams  » depuis le 28 Avril dernier. Mélange de rap, jazz et de sonorités africaines.

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 Blitz the Ambassador, de son vrai nom Samuel Bazawul est originaire du Ghana. Il découvre le hip-hop grâce à son frère aîné « Mon frère aîné est rentré un jour de l’école avec de la musique hip-hop sur cassettes. C’est le tournant de ma vie. Je suis devenu obsédé par ce son, par tous ses acteurs, de Public Enemy à KRS One, en passant par De La Soul. C’était rafraîchissant, et même si mon environnement à Accra était très différent de Brooklyn ou du Bronx, j’ai pu m’identifier à ce que ces gars racontaient.
 
Il est à peine majeur quand il quitte le pays pour faire des études de marketing. Lui, rêve secrètement de réussir dans le rap. « J’ai dit à mes parents que je voulais aller aux Etats-Unis pour poursuivre mes études. Ils m’ont aidé à entrer à l’université et je les en remercie. Mais ma vraie motivation était de persévérer dans le hip-hop et de devenir un artiste. Tout s’est bien terminé puisque j’ai atteint mes deux objectifs en devenant diplômé de l’université en marketing et en sortant deux albums pendant que je parcourais le monde. »
 
A New York, Samuel vit entre Brooklyn et le Bronx, dont un des quartiers abrite la communauté ghanéene. Sur les scènes ouvertes du hip-hop, il fait ses preuves auprès des rappeurs américains. Il doit très vite abandonner son accent ghanéen pour se faire accepter : « Il a même fallu que j’apprenne à parler anglais autrement, explique-t-il. Les rappeurs américains sont capables de dire aux Anglais qu’ils ne sont pas de vrais rappeurs car ils ont un accent. Je parle donc l’anglais ghanéen et l’américain. Je passe d’une langue à l’autre selon l’environnement où je me trouve. C’était indispensable pour qu’on me prenne au sérieux dans le rap. »
 
Ca fonctionne en 2009, il sort son premier albul  » Stereotype « . Le succès et la reconnaissance du milieu, lui permettront de jouer sur plusieurs scènes importantes new-yorkaise. Suivra  » Native Sun  » en 2011 qui, comme il l’indiquera , fut un retour aux racines et à la musique africano-américaine.  
 
Depuis le 28 Avril, il présente Afropolitan Dreams où il raconte en musique son parcours de migrant aux Etats-Unis : de l’arrivée à la douane à New York au harcèlement des compagnies de recouvrement pour factures impayées, en passant par les appels en Afrique avec des cartes prépayées. Son album marque sa volonté, sincère, de voir une Afrique forte et capable de répondre aux problèmes de société toujours avec un ton fédérateur. Sur des samples empruntés à l’afro-beat, au highlife ou au jazz éthiopien, il invite la Béninoise Angélique Kidjo, le Nigérian Seun Kuti, le rappeur brésilien Marcelo D2, le Français Oxmo Puccino, ou Nneka. Un rap moderne et intelligent.
 
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