SOUL SQUARE – SESSION 1

PODCAST 

C’est la nouveauté de cette année : les émissions en podcasts. Pendant 30 minutes, vous allez découvrir un max de nouveautés soul, jazz, hip hop, r’n’b. La première c’est avec Antoine. Suivront ensuite les émissions de Julie, Clément, Gauthier et Jules avec des thématiques différentes. Bonne écoute ! On like et on partage les amis.

Ady Suleiman

Ady Suleiman : Entre R’n’b et Reggae

Le britannique Ady Suleiman dévoile depuis quelques jours son nouvel EP éponyme. Entre R’n’B, Pop et Reggae, le natif de Nottingham dévoile un univers assez intéressant preuve d’une réelle culture musicale. (TEMPS DE LECTURE : 1 min)

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Comme de nombreux artistes Ady découvre la musique ado, une période où les goûts et es caractères s’affirment. Dès le début, le jeune anglo-tanzanien mélange l’apprentissage des instruments et l’art de la composition. A force de persévérance (et de talent surtout), il se fait remarquer par la Radio BBC 1, en 2013, avec son titre « Running Away ».

Très vite, le titre atteint le top 20 du classement Shazam R’n’b Anglais et la signature avec un label se précise. Ça sera finalement chose faîtes en 2014 avec Pemba Records, petite-fille du très grand label Sony Music. 

L’année 2015 va permettre au soul-reggae man de se faire connaître du milieu musical britannique ultra concurrentiel (qualitativement parlant). Il sort deux titres en Mai et Septembre respectivement nommés « This is My EP » et « What’s The Score ». Sur ce dernier titre , il travaillera notamment avec Jonny Coffer à qui l’on doit plusieurs productions pour Beyoncé et Sam Smith.

Deux pistes qui permettront à l’artiste de se produire de plus en plus en live et de s’attirer la sympathie de nombreux festivaliers. Après un retour en studio et quelques semaines de vacances, il dévoile un nouvel EP éponyme depuis la semaine dernière. Les influences sont nombreuses, le style est classe et l’énergie ultra positive. 

Produit à Londres, le nouvel opus d’Adi nous rappelle les influences de bon nombres d’artistes. De Chance the Rapper à Amy Wihehouse en passant par Ziggy Marley, Lauryn Hill, Lenny Kravitz, Michael Kiwanuka ou ,plus prêt de chez nous, à Jehro ou Tété, l’EP nous plonge dans les racines du R’n’b et du Reggae.

Les codes sont respectés et l’esprit live des titres nous donnent clairement envie de découvrir l’artiste sur scène. Les cuivres se mélangent à merveille avec les riffs guitares, ce qui donnent à l’opus un côté africano-urbain très plaisant. On peut parfois un peu décrocher  à cause d’une légère sensation de redondance mais globalement c’est du très bon boulot. A profiter en voiture ou en soirée !

Ugly Heroes

Ugly Heroes : Les valeurs sûres de la North Coast

Le trio de Détroit « Ugly Heroes » dévoile leur troisième opus « Everything In Between » depuis Vendredi dernier. La recette est toujours la même mais elle est efficace et mélodieuse. On ne change pas une équipe qui gagne sauf si on est Didier Deschamps aujourd’hui … Blague de foot … promis j’arrête ! ( TEMPS DE LECTURE :  1 min 20).

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« Ugly Heroes », qui est-ce me direz-vous ? Le grand amateur de Hip-hop pourrait éventuellement vous répondre, le néophyte pas du tout. Rien de grave ! Session de rattrapage. Le groupe est composé de trois références dans le paysage du rap américain, et plus précisément de la Côte Est où ils  sont originaires. Présentation. 

A la base de ce trio on retrouve certainement le meilleur producteur et compositeur du genre actuellement : le MC Apollo Brown. Véritable bible musicale, gros travailleur, en l’espace de 5/6 ans il est devenu un monument. Tous ces albums sont attendus et la déception est rarement au rendez-vous. Les deux autres membres sont eux les portes drapeaux de Détroit et de Chicago. Il s’agit respectivement de Red Pill et Verbal Kent. Deux rappeurs blancs, amis de longue date, qui ont travaillé avec plusieurs noms du hiphop US comme Sadat X, ou Pete Rock .Vous savez tout, le décor est planté, place à l’album. 

Signé sur le label d’Apollo Brown, Mello Music Group, l’opus « Everything In Between » respecte les codes et les principes institués par sa sainteté A.P. Premier principe : un boomp-bap percutant le fameux killer drums.Deuxième principe : Sample Soul des 60’s 70’s en intro de morceau qui donne de suite une touche d’élégance à une grande partie des morceaux. Ajoutez à cela le troisième principe : des arrangements modernes qui sentent bon la street et vous avez la ligne directrice de tous ces projets. On n’est jamais surpris mais on n’est jamais déçu car c’est toujours du haut niveau.

Même tendance du côté des deux rappeurs Verbal Kent et Red Pill. Le style ne varie pas : un flow assez classique, efficace et toujours très fluide. Côté textes : la défense de leurs villes ouvrières avec sincérité et honnêteté. Enfin pour finir, il faut noter également l’absence de featurings. Signe d’un projet personnel  de A à Z. Pour résumer : foncez les yeux fermés. 

Coups de coeur : « Today Right Now », « This World », « Notions », « Peace of Mind », « Can’t Win For Losin' », « Heart Attack », « Force Fed » et puis à vrai un peu tout l’album …

ALBUM EN ENTIER

Yuksek

Cinq ans après l’album « Living on the Edge of Time », le dj français, natif de Reims,  fait son retour avec « Sweet Addiction ». Un EP 5 titres entre pop, house, disco et Soul. (TEMPS DE LECTURE : 1 min 10)

0005475701_350On ne va pas se mentir, s’intéresser à Yuksek est un réel plaisir. Le garçon est fascinant à la fois par sa musique et sa façon de la voir. Trois idées ressortent en permanence : 1 – Son ouverture d’esprit à tous les genres musicaux, 2 – Sa grande force de travail et 3 – Sa simplicité et sa maturité artistique. Un artiste, un vrai, qui a déjà de nombreuses années de carrière derrière lui. 

Aux yeux du grand public, la carrière de Yuksek démarre en 2008 avec la sortie du titre « Tonight ». Ambiance électro futuriste, le titre ravit en quelques mois bon nombre de mélomanes. Il n’en fallait pas plus pour le comparer à Justice et Daft Punk. En réalité, la carrière de l’artiste avait déjà commencé depuis une dizaine d’années avec de nombreuses mixtapes et des collaborations (Ghostface Killah, Kaisier Chiefs, M83 ou encore Booba).Des collaborations qu’il poursuivra et qu’il poursuit encore. Petite liste non exhaustive : Lana Del Rey, Birdy Nam Nam, Gossip ou encore Lady Gaga. 

Après « Tonight », 2ème succès avec « Extraball ». Le titre en featuring avec Amanda Black sera utilisé dans de nombreuses pubs. L’orientation est plus pop rock électro. Une tendance confirmée quelques mois plus tard avec la sortie de l’album « Living on the Edge of Time ». Véritable carton, l’opus est encore aujourd’hui une référence pour de nombreux djs. Depuis quelques jours ( et après 5 ans de travail sur différents projets), il dévoile son nouvel EP  » Sweet Addiction ». Le résultat est à la hauteur de l’attente. 

Ce onzième EP, publié sur Partytime (un nouveau label qu’il a lui-même fondé) distille, à longueurs de titres, des vibes disco, soul et pop élégantes. On y retrouve quelques chouettes invités, comme la chanteuse grecque Monika (Take It Easy), qui nous avait emballés en novembre 2015 avec son album Secret in the Dark, ainsi que le duo rennais Her (Sweet Addiction). Dans un style plus aérien, plus léger que d’habitude, Yuksek confirme également ses talents de chanteurs.

Les arrangements sont extrêmement raffinés. Le travail en studio a été méticuleux et ses interviews confirment l’impression d’écoute : cette étape de fabrication est très importante pour lui, quasiment la plus intéressante. En résumé, n’hésitez pas une seconde, cet EP va compléter votre playlist estivale. 

LIVE DE LA SEMAINE – Sweet Addiction 

S-Crew

S-Crew : Le retour tant attendu 

3 ans après « Seine Zoo », le groupe parisien S-Crew est de retour depuis quelques jours avec l’album « Destins Liés ». Dans une ambiance beaucoup plus trip-hop, dark, la bande menée par la star Nek-feu va certainement diviser plus qu’avant. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Chacun se fera son opinion mais rien d’étonnant, c’est un 2ème album. (TEMPS DE LECTURE : 1 min 30).

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2013, Nekfeu, Framal, Mekra et 22Zer débarquent aux yeux du grand public avec le titre « La Danse de l’Homme Saoul ». Beat et mélodie efficaces, flow novateur respectant les codes du hiphop… il n’en fallait pas plus pour que la machine à succès se déclenche. Un succès mérité qui propulsera Nek-feu dans une autre dimension. Après avoir dévoilé plusieurs clips depuis quelques mois, on attendait avec impatience la sortie du 2ème opus « Destins Liés ». Si on arrivait à dessiner son orientation musicale, il nous en fallait plus pour nous faire un avis général. Résultat : osé, talentueux avec un zeste d’impression mitigé.

Qu’on le veuille ou non sortir un deuxième album ,pour un artiste, est casse-gueule. Encore plus qu’en le premier opus a été unanimement félicité. Si vous faîtes un copier-coller certains vous diront « Bravo », d’autres « Ça sent le réchauffé ». Si vous partez sur une nouvelle ligne directrice certains vous diront « Bravo » et d’autres « L’artiste s’est perdu ». C’est le lot, le jeu et la musique est encore un art subjectif … encore heureux. 

16 titres composent donc ce nouvel opus enregistré à Los Angeles. Première élément, l’ambiance est beaucoup plus dark qu’avant. Dans ce « Destins Liés », les rythmiques ne partent pas dans des grandes envolées et le beat est léché, bien produit . Même tendance pour le flow. Hormis sur quelques titres, le style est slow, volontairement nonchalant, à l’image de ce qui se fait beaucoup aux Etats-Unis actuellement. Bon point ou mauvais point ? Pour notre part, le bilan est moyen +. La sensation de redondance se fait ressentir parfois et il manque ce titre un peu plus joyeux. C’est un choix du groupe et il dénote cependant d’une maturité artistique grandissante.

Côté texte, l’entrepreneuriat est le mettre mot de l’ensemble des textes. Les 4 parisiens mettent en avant leur envie de réussir et leur envie de voir les autres réussir. Les codes sont très urbains mais les messages peuvent en revanche concerner tout le monde. A l’image de 1995 ou de la carrière de Nek-feu, on laisse de côté les querelles communautaires excluantes. C’est une très bonne chose. Le discours est positif et la manière de la dire pourra étonner (mais là aussi c’est la tendance) : délivrer un message positif avec un flow qui sent la procrastination. Le mot tendance est dans notre bouche loin d’être une critique lorsqu’il est adapté avec intelligence. 

En résumé, ce deuxième opus « Destins Liés » est beaucoup moins grand public que le premier. Il aurait même tendance à être excluant. En revanche, il va ravir les amoureux du genre et va certainement cartonner sur la sphère du hiphop underground. Confirmer son style pour laisser en route des fans ou en rendre certains encore plus amoureux …. un 2ème album on vous a dit … 

Coups de coeur : « J’aurai pas dû », « Démarre », « Jusqu’au bout », « Une étoile », « On va le faire ».

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